La tempête qui vient de sévir dans le sud-ouest , a causé beaucoup de dégats. Périodiquement notre pays est confronté à ces phénomènes naturels. Je me souviens personnellement de 1999, année où une
forte tempête avec ses conséquences, était intervenue en Corrèze. Sur La commune de Malemort, dont j'étais à l'époque le Maire, de nombreux dégats étaient constatés, des habitants sont
restés plusieurs jours sans électricité.
Comme responsable d'EDF, j'ai eu l'occasion de subir aussi d'autres éléments catstrophiques avec la nature, vent, neige. A chaque fois, on assiste aux louanges des agents EDF, lors des premiers
instants, en montrant leurs interventions, comme c'est le cas en ce moment. Mais bien vite on fait monter la pression sur EDF, en insistant sur le fait fait que les lignes ne sont pas
enterrées. Pour preuve, ce matin, le titre d'un journal télévisé permanent "Les collectivités locales dénoncent le retard dans l'enfousissement des réseaux" et c'est parti !
Est-on conscient que toutes les lignes ne peuvent être enfouies? Deux rappels : l'un par le phénomène électrique - les grands réseaux 220 000 Volts et plus qui sont la voûte dorsale du
réseau,( la très haute tension), ne peuvent être enfouis, risque de surchauffe et necessité de larges tranchées; l'autre - phénomène naturel - le sous-sol n'est pas systèmatiquement
exploitable (roches, eau etc..) et le coût d'enpouissement est prohibitif.
Si des programmes d'enfouissement de lignes intermédiaires (lignes moyenne tension) sont mis en oeuvre, cela a un coût. Qui va l'assurer si ce n'est l'entreprise publique ? et en conséquence ses
clients !
Enfin dernière remarque, tous les réseaux basse tension, sont du ressort des collectivités concédantes (1) et en conséquence des collectivités locales. On ne va pas du jour au lendemain passer à
une situation sans difficultés lors des phénomènes naturels.
Personnellement, je constate qu"EDF a bien progressé dans ses modalités d'intervention. Mais je regrette que la législation ne soit pas plus favorable à cette entreprise pour exiger des riverains,
l'élagage de leurs arbres. Si, déjà autour des pavillons isolés, les propriétaires prenaient les dispositions qui sont de leur ressort, il y aurait moins de travail lors des remises en services des
réseaux.
Je n'évoquerai pas la suite de ces tempêtes où de nombreuses forêts resteront abandonnées avant d'être remises en état !
(1) Ce soir à la TV, un responsable des collectivités concédantes insiste sur ce retard. Mais ne faudrait-il pas lui dire que ces concédants ont tout pouvoir d'abonder le financement de
l'enfouissement des réseaux i leur appartenant. !