Communiquer, réagir aux évènements locaux et nationaux. Créer une espace d'échanges et d'idées. Donner la possibilité à chacun de s'exprimer en toute liberté
Depuis quelques semaines, les médias relatent "l'anniversaire" des scènes de violence dans les banlieues. Des attaques et incendies de bus ont, atteint, une nouvelle fois, les hommes et les femmes qui ne souhaitent que vivre en paix ,dans leur environnement, se sentir libre d'aller et venir en toute sécurité. Mais hélas, des bandes organisées, mettent le feu dans des quartiers où bientôt, ce ne seront plus que "des camps retranchés". Dans quel siècle vivons nous ?
On peut accuser la société de tous ses maux, mais avant tout n'est ce pas un problème d'éducation ?Familiale en premier lieu. Doit on laisser des "gamins" de 12/13 ans dehors sans contraintes ? Scolaire, ensuite : Le vieux "barbon que je suis", a aussi été un sauvageon, mais en classe, notre instit, tous les matins, nous rappelaient les valeurs morales de la société, en énonçant une phrase toute simple à notre réflexion.
D'autres facteurs viennent aussi s'ajouter , le manque d'occupations, les structures insuffisantes, l'urbanisme etc.. Je vous livre mon témoignage sur ce dernier point, l'urbanisation et ses conséquences.
En 1971, je suis affecté à Paris et je loge avec mon épouse et ma fille, dans un appartement situé à Val d'Argenteuil, dans un HLM , tour de 12 étage, située comme beacoup d'autres tours HLM ou de copropriétaires, autour d'une immense dalle, espace vide qui permettait aux enfants, aux habitants de se ballader. Le quartier est agréable, les établissements scolaires sont de qualité. De nombreux liens se tissent entre voisins.
Trois ans plus tard, la municipalité donne l'autorisation de construire un espace commercial; avec des galeries. Dans les premiers temps aucun problème, tous les riverains apprécient d'avoir une supérette à proximité ainsi que des commerces. Mais au fur et à mesure, faute de clients, les petits commerces ferment. Apparaissent des espaces vides, où le soir plus personne n'ose se promener; l'éclairage devient défaillant, une "zone de petits délits" s'installe, de nombreuses dégradations sont faites. Cette espace devient le refuge des sans abris, etc.. Muté en province, je suis revenu voir cest espace 10 ans après, plus de commerces, des bâtiments dégradés, les anciens voisins dépités, ayant des craintes de sortir le soir etc..
Voilà résumé comment d'un espace agréable où tout fonctionnait parfaitement, par une mesure mercantile, non réfléchie sur ses conséquences, on arrive à avoir une zone "interdite" à la liberté de" tous les citoyens, par peur.
Je n'y suis pas retourné depuis. J'espère que les élus ont pris leur disposition pour donner à cet ensemble , et à tous ses habitants, un meilleur cadre de vie , quitte à détruire, ce qui devient le "refuge" des délinquants.
C ce n'est pas en faisant des incantations sur la sécurité, sur les droits que l'on améliorera la situation mais en agissant. Depuis 30 ans, de gauche à droite, pourquoi n'a-t-on pas agit pour faciliter la vie des habitants de ces banlieues ?
Les promesses commencent à tomber, mais comme les feuilles, on les regarde, elles sont belles avec des couleurs différentes, mais que restera - t - il, dès que les élections seront passées ?