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En Limousin, la disparition d'une entreprise sur tois serait due au départ à la retraite des dirigeants. Ce constat repris dans le
mensuel "L'dxpansion" est véritablement inquiétant.
Nous savions déjà que près d'une entreprise artisanale sur deux étaient à la recherche de repreneurs d'ici 5 ans pour la Corrèze. On s'aperçoit que le mal est profond. Il s'agit d'une véritable
crise dans les vocations de chef d'entreprise. Si l'on reprend le constat ci-dessus, il est d'autant plus crucial, que les créations d'entreprises sont peu nombreuses.
Ce phénomène peut s'expliquer par le fait que de nombreux petits patrons de PME sont des personnes ayant dépassées la cinquantaine, que plus d'un sur deux a plus de 60 ans. Les enfants de
ces chefs d'entreprises ne pas enclins à suivre le destin de leurs pareents. En effet, ils ont pour la plupart, diplome en poche, opté pour des métiers avec moins de risques. Les éventuels
repreneurs se heurtent à des difficultés financières : les prêteurs ne se bousculent pas pour aider ces repreneurs et la reprise d'une affaire s'avère de plus en plus difficile.
Autre conséquence, on assistera à des regroupements d'entreprises (rachats par de plus grandes structures, voire des grands groupes) avec toutes les hypothèses de restructuration, de recherche
d'une meilleure rentabilité, d'ou découleront des suppressions d'emplois !
L'avenir n'est pas rose pour ces régions à vocation rurale qui avaient, à côté de l'espace voué à l'agriculture, des PME permettant de dynamiser ces régions, comme le Limousin.
Que faire ? Donner du sens à la vocation de chef d'entreprise et favoriser avec des moyens financiers l'éclosion de nouveaux repreneurs. Il s'agit d'un véritable enjeu d'avenir pour le Limousin
et les régions rurales. Si non, ce sera inexorablement le déclin quel que soit les efforts des différentes collectivités.